«Billy Elliot – The Musical», à la hauteur des attentes

(Jocelyn Malette/Agence QMI)
MONTRÉAL – Pas besoin d’imposantes chorégraphies de groupe ou d’envolées vocales à tout casser pour transporter une salle remplie d’amateurs de comédies musicales; une bonne histoire et quelques frénétiques numéros de claquettes suffisent amplement.

Présenté à la salle Wilfrid-Pelletier jusqu’à dimanche, «Billy Elliot – The Musical» s’avère un spectacle puissant, porteur d’un message universel qui résonne très fort, lorsque martelé au sol par un danseur de 13 ans dotés de chaussons de ballet : «Soyez vous-mêmes. Le reste importe peu.»

Nos attentes étaient (très) élevées envers «Billy Elliot – The Musical». Et pour cause. Treize ans après sa sortie en salle, l'offrande de Stephen Daldry figure toujours parmi nos coups de cœur cinématographiques du nouveau millénaire.

Comme des millions de personnes partout dans le monde, nous avions été charmés par cette histoire profondément humaine, celle d’un garçon caressant un rêve quasi impossible : devenir danseur de ballet professionnel. Un objectif ambitieux, car dans les petits villages miniers au nord de l’Angleterre en 1985, on encourageait les jeunes hommes à pratiquer des activités beaucoup plus «viriles», comme la boxe.

(Jocelyn Malette/Agence QMI)
Personne ne s’étonnera d’apprendre que «Billy Elliot – The Musical» ressemble beaucoup à «Billy Elliot – le film». Les deux œuvres comptent sur des équipes de création quasi semblables, à commencer par Daldry. Le réalisateur du long métrage apparaît au générique de l’adaptation théâtrale. Même chose pour Lee Hall, le scénariste. Le premier assure la mise en scène du spectacle, le second signe le livret.

Grâce à quelques numéros ludiques (dont un duo de claquettes entre Billy et Michael, son meilleur ami), des textes punchés et des personnages tridimensionnels, le spectacle ne tombe jamais dans l’austérité.

Coté performance, nous retenons bien entendu celle de Noah Parets dans le rôle-titre. Maîtrisant parfaitement l’accent british, le jeune homme de 13 ans témoigne d’une belle énergie, brillant non seulement dans ses pirouettes, mais dans ses dialogues.

Signalons aussi la charismatique Janet Dickinson dans la peau de Mrs Wilkinson, la professeure de ballet qui prend Billy sous son aile. En mode «full attitude», l’actrice prend visiblement son pied dans les costumes de spandex cheap évoquant les pires modes vestimentaires des années 1980.

«Billy Elliot – The Musical» est présenté en anglais à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts jusqu’au 13 janvier. Quelques billets sont encore disponibles.

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