Les mollets sont exercés à Osheaga, d'abord par la marche d'une scène à l'autre, mais aussi par l'envie irrésistible de danser, qui semble n'épargner personne sur le site.
Le visiteur à l'embarras du choix dans les styles musicaux, surtout en voyageant d'une scène à l'autre, mais aussi en restant sur place. Par exemple, les scènes De la montagne et De la rivière, qui sont côte à côte, offrent la possibilité de voir des spectacles en rafale, car dès qu'une prestation est terminée, l'autre commence juste à côté. Ce fut le cas, vendredi après-midi, du groupe Amadou et Myriam, devant lequel la foule se déhanchait, juste avant de lever le poing en l'air et de sautiller pendant Franz Ferdinand.
Or, il faut être rapide et bien suivre le courant pour changer de scène et ne rien manquer de tout ce qui nous intéresse, particulièrement lorsque deux spectacles se chevauchent. Par exemple, la deuxième partie du spectacle de MGMT était en même temps que la première de Justice, ce qui a donné bien des maux de tête aux amateurs des deux groupes, les scènes étant relativement éloignées. Heureusement, la circulation sur le site est assez fluide.
Pour un peu de répits, loin des foules denses, il faut se rendre aux plus petites scènes, Piknik electronik et Des arbres, devant lesquels ont peu s'asseoir tout en se laissant transporter par la musique.
Des fontaines sont à la disposition des gens sur le site pour remplir les bouteilles d'eau, mais si le public a vraiment chaud, la meilleure façon pour se rafraîchir est de prendre un bain de foule, littéralement : plus on s'approche d'une scène et qu'on s'enfonce dans la foule, plus on risque de recevoir de l'eau provenant d'immenses jets dirigés vers les gens.
Ceux qui préfèrent ne pas trop s'avancer dans la foule et profiter tout de même du spectacle ne sont pas en reste. Les écrans géants et les effets visuels projetés sur scène donnent au public plus éloigné l'occasion de voir également le spectacle. C'est le cas particulièrement pour Sigur Ròs, groupe islandais qui jouait en soirée, qui a fait vibrer la foule de sa musique lancinante et qui en a mis plein la vue avec des projections visuelles.
C'est donc près ou loin de la scène que le public peut, à Osheaga, se remplir les oreilles de musique, voir un bon spectacle et surtout, succomber à l'envie de danser.


