(Getty Images)C'est un jour, en lisant un magazine qu'elle se rend compte qu'il existe une solution à sa condition, grâce à «un médecin qui a développé une technique de reconstruction du clitoris en Afrique et en France»:
«Je me suis dis: Waouh! Un jour peut-être, moi aussi. […] Je rentre chez moi en rêvant au moment dans cinq ans, dans dix ans, où je n’aurais plus à expliquer que je ne suis pas frigide, que je ne veux ni pitié, ni clichés.»
Finalement, elle n'attendra qu'un mois avant de se faire opérer et de goûter à un bonheur qu'elle pensait jusque là hors d'atteinte. «Je passe soudain de “tu seras comme ça jusqu’à la mort” à “tu seras bientôt opérée”! Ma vie a basculé. Dès le jour d’après j’étais différente. Puisque ce que je croyais impossible est arrivé, alors je suis capable de tout.»
Dès lors, qu'elle «récupère ce qu'on [lui] avait enlevé», une nouvelle vie s'offre à elle. Plus libre, elle se permet plus de choses, notamment de sortir dans la rue de la manière qui lui plait, apprêtée ou non. Et peu importe le regard des autres:
«Si l’on me dit que je suis jolie, c’est cool. Si je déplais, c’est cool aussi. Je ne suis pas parfaite physiquement, mais si vous saviez la chance que c’est d’être “complète”…»

