Le 27e Gala Artis, bien qu’il fût haut en couleur, avait toutes les allures du 26e excepté pour quelques segments. Les animateurs de l’émission spéciale du tapis rouge nous proposaient la même série de questions quand ils s’adressaient aux artistes: Qu’est-ce que tu portes? Qui t’habille? Tu as pris combien de temps pour te préparer? Le malaise des artistes est toujours palpable lors de ces tapis rouges qui essaient de calquer les Américains.
Là où le bât blesse, c’est que les artistes québécois, à part une minorité, n’ont pas les moyens de se payer des vêtements haute couture comme les artistes américains.
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Le gala a débuté comme l’année dernière avec une vidéo impressionnante aux allures de Mission impossible très réussie, mais on faisait facilement le lien avec celui de l’année dernière dans lequel on se retrouvait dans un camp d’entrainement pour animateurs.
Charles Lafortune, bien que nerveux au début, a vite rattrapé le tir. Le clin d’œil à l’année dernière avec Louis-Philippe Beauchamp de l’émission Les parents était particulièrement réussi. Il nous aura fallu attendre la troupe de Star Académie pour enfin avoir un numéro de variété à la hauteur du célèbre gala.
Véronique Cloutier et Guy A. Lepage ont été couronnés personnalités de l’année. D’ailleurs, mis à part Dave Morissette et Charles Tisseyre, les artistes qui ont reçu la fameuse statuette avaient tous déjà remporté, à plusieurs reprises, un Artis. La surprise ne se lit plus sur leur visage comme avant même s’ils sont heureux d’avoir été sélectionnés par le public.
Une catégorie « découverte de l’année » viendrait jeter un baume de nouveaux visages à l’écran, car on dirait qu’il n’y a pas de place pour la relève.
Avec le peu de surprises d’hier, je crois que les créateurs doivent essayer de redéfinir le concept avec une animation renouvelée, des numéros de variétés plus imposants et des présentations plus scénarisées.
