Alors que sa sortie américaine est prévue pour ce vendredi (22 juin), la livraison annuelle de Woody Allen, intitulée cette fois To Rome With Love, ne prendra malheureusement l’affiche ici que le 20 juillet prochain.
En attendant, si vous êtes un admirateur du réalisateur et de ses oeuvres, une bonne façon de prendre votre mal en patience serait de visionner l’excellent Woody Allen: A Documentary.
Diffusé un peu plus tôt cette année sur les ondes de PBS dans le cadre de la série American Masters, ce documentaire en deux parties, d’une durée totale de 3 heures 30, est désormais disponible en DVD ou pour téléchargement. Et, croyez-moi, on en dévore chaque minute.
Jamais auparavant n’avait-on eu à ce point accès à l’univers du grand Woody, lui qui a toujours fui l’attention médiatique (on se rappellera que, même lorsque ses œuvres sont en nomination, il joue de la clarinette dans un pub le soir de la cérémonie des Oscars).
Le privilège revient au réalisateur Robert Weide qui, à force de persévérance et après avoir fait preuve de ses talents, a fini par convaincre Allen de se laisser aller. Et il se laisse aller, ça oui, de façon très, très généreuse, en nous révélant des tas de facettes et secrets à son sujet qui font saliver ceux et celles qui suivent sa carrière depuis tant d’années.
Des exemples?
• Il écrit tous ses scénarios sur la même vieille machine à écrire datant de la Seconde Guerre mondiale. Pour lui, copier-coller, c’est littéralement copier un bout de texte, le découper, puis le coller sur une autre page de son scénario;
• Il griffonne constamment des idées et flashes sur des bouts de papier, qu’il dépose ensuite dans le tiroir de sa table de chevet (le docu nous laisse même pénétrer dans sa chambre, son havre de création). Occasionnellement, il ouvre le tiroir, y pige des papiers au hasard – et voilà l’embryon de son prochain film;
• Il trouve l’une de ses plus grandes sources d’inspiration… sous la douche.
Weide s’attarde surtout à la période de gloire de Woody Allen, celle à la fin des années 70 où il a fait cadeau au monde de chefs-d’œuvre comme Annie Hall et Manhattan – tout en évitant de s’attarder sur les moments moins reluisants de la carrière du réalisateur, comme le scandale entourant sa rupture avec Mia Farrow – et sa relation avec sa fille adoptive Soon Yi.
Mais de toute évidence, ce qui nous intéresse, nous les fans, c’est surtout de pouvoir observer le maître à l’œuvre, de plonger dans l’intimité non pas de sa vie personnelle, mais de sa vie professionnelle, afin d’en apprendre davantage sur la création de films qui ont marqué leur époque, le cinéma – et notre propre vie.
Et à ce chapitre, Woody Allen: A Documentary livre amplement la marchandise. Contrairement à certains de ses films, surtout durant les années 90…
Woody en attendant Woody
Par Rock Pinard | Le blogue Cinéma de Y! Québec – lun. 18 juin 2012 15:08 HAE@yahooquebec sur Twitter, devenez fan de Facebook
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