ACTIVITÉ DE VOS AMIS

    Le blogue Cinéma de Y! Québec

    «The Hobbit» en trois parties: un choix justifiable?

    Ainsi, la rumeur est finalement devenue réalité. Après avoir entretenu le suspense pendant des semaines, Peter Jackson et les studios Warner Bros et MGM ont confirmé que l’adaptation cinématographique de The Hobbit, prévue au départ en deux volets, comptera désormais une troisième partie.

    Alors que les deux premiers chapitres sont attendus sur nos écrans en décembre cette année et l’an prochain, le dernier prendra l’affiche à l’été 2014.

    La nouvelle semble avoir suscité un enthousiasme somme toute modéré, voire même une certaine appréhension dans la blogosphère – ce qui peut de prime abord surprendre, lorsqu’on connaît le degré d’adulation des nombreux fans envers tout ce qui touche Tolkien et la remarquable interprétation qu’a fait Jackson de son œuvre littéraire à l’écran.

    Or, certains médias comme The Guardian ont exprimé tout haut le malaise que plusieurs ressentent sans oser y croire : aurait-on affaire ici davantage à une déplorable opération de commercialisation qu’à un récit qui exige vraiment d’être raconté en trois étapes?

    Jackson aura beau justifier sa décision en affirmant qu’il possède en main 125 pages annotées de Tolkien et suffisamment de scènes filmées mais inutilisées pour produire une œuvre qui tiendra la route, on ne peut s’empêcher de croire que le cinéaste étire un peu trop la sauce.

    Réunis, les trois bouquins de la trilogie du Seigneur des Anneaux totalisent environ 1200 pages, et chaque tome a eu droit à une adaptation au cinéma d’une durée de trois heures ou plus. En comparaison, The Hobbit compte à peine un peu plus de 300 pages – et on veut en faire trois films? Déjà qu’on appréhendait des longueurs en scindant le récit en deux parties…

    Pourtant, l’expérience Potter et celle de la série Twilight ont démontré que, peu importe comment on nous en vend la pertinence, le fait de raconter un livre en deux films n’est pas nécessairement l’idée du siècle (d’ailleurs, la première partie du septième et dernier Harry Potter aurait bien pu s’intituler Trois sorciers en camping). Et pour avoir lu le bouquin, nous ne sommes pas convaincus que la même approche avec le dernier Hunger Games vise autre chose que de soutirer 24$ au lieu de 12$ dans nos poches.

    Reste à espérer que l’enthousiasme de Jackson sera contagieux et que, comme pour Le Seigneur des Anneaux, il aura finalement fait preuve d’une grande vision d’auteur, et non d’une vision d’exploiteur…