ACTIVITÉ DE VOS AMIS

    Le blogue Cinéma de Y! Québec

    Taylor Kitsch: la séduction operera-t-elle?

    Taylor Kitschde nombreux médias lundi, les premiers tours de manivelle ont été donnés sur le plateau terre-neuvien de The Grand Seduction, adaptation américaine du grand succès local scénarisé par Ken Scott et réalisé par Jean-François Pouliot en 2003.

    La nouvelle qui a le plus retenu l’attention, cependant, est que l’acteur canadien Taylor Kitsch, qui fait carrière au sud de la frontière, a été retenu pour camper le rôle du médecin (incarné par David Boutin dans la version québécoise).

    L’annonce a été jugée à ce point digne de mention qu’elle fut même récupérée par certaines publications américaines, dont le site Cinemablend qui, non sans sarcasme, prévoit d’ores et déjà que le The Grand Seduction est voué à un échec retentissant… à cause de ce qu’il appelle «la malédiction Kitsch».

    Il faut dire que le pauvre acteur est associé non pas à un, mais à deux des désastres les plus retentissants (et coûteux) au box office cette année, soit John Carter et Battleship. Mais de là à dire que le même sort est invariablement réservé à l’œuvre de Ken Scott (qui sera réalisée cette fois par Don McKellar), il y a une marge aussi grande que l’écart entre le budget et les recettes de John Carter.

    Après tout, sachant que Scott a maintenu le contrôle de son scénario, on aura probablement affaire ici non pas à une bête américanisation à peine reconnaissable (à la Dîner de cons), mais à une valeur sûre que seule une absence totale de talent pourrait entraîner dans un gouffre.

    Au contraire, The Grand Seduction pourrait s’avérer une occasion en or pour Kitsch de suivre la trajectoire de Channing Tatum. En voilà un autre qui cumulait les bides (Dear John, The Vow) avant qu’un heureux revirement de situation (trois succès critiques d’affilée avec 21 Jump Street, Magic Mike et Savages) en fasse la coqueluche d’Hollywood.

    Petite note en terminant sur l’article de Cinemablend: même si l’auteur n’a pas cru bon de vérifier le titre exact du film en français (qu’il appelle La Grand Seduction), celui-ci a tout de même pris la peine de souligner qu’il s’agissait d’un succès québécois (plutôt que le généraliste et paresseux «canadien» auquel ont trop souvent recours les médias américains, comme si personne là-bas ne saisissait que le pays est composé de dix provinces…)