James Bond a effectué un retour en force dans la culture pop cette semaine, avec l’annonce d’un coffret Blu-ray à paraître en octobre prochain, qui regroupera les 22 premiers opus afin de souligner les 50 ans (!) du célèbre espion à l’écran, ainsi que le dévoilement de la toute première bande-annonce du prochain Skyfall, 23e film de la série, qui lui est attendu en novembre:
Même si cette dernière est considérée davantage comme un teaser, je suis resté quelque peu sur ma faim. Il manque un certain je ne sais quoi pour vraiment nous galvaniser et alimenter notre anticipation, comme ce que les Anglais appellent un money shot, cette image wow qui nous laisse croire qu’on aura droit à une mouture vraiment exceptionnelle.
Cela dit, Bond sera toujours Bond, et son public est conquis à l’avance. J’ai bien hâte de retrouver Daniel Craig dans la peau de l’agent 007, lui que je considère comme étant la meilleure incarnation du personnage à ce jour. Même s’il ne compte que seulement deux Bond à son actif (l’extraordinaire Casino Royale – mon préféré de la série – et le très décevant Quantum of Solace), Craig est parvenu à doser avec brio une variété d’émotions sans jamais basculer dans l’excès ou la caricature, tout en maintenant intacte l’intégrité du James Bond tel qu’imaginé par l’auteur Ian Fleming.
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Je sais pertinemment que Sean Connery est considéré par une vaste majorité de fans comme étant le James Bond définitif, l’original, celui à qui tous les autres doivent se mesurer. L’acteur avait certes la carrure et la masculinité requises pour enfiler le complet et manipuler le revolver de l’agent 007 avec conviction. Toutefois, Connery manifestait rarement des émotions autres que le sérieux et la détermination, ce qui le rendait parfois plutôt unidimensionnel.
Par contre, j’ai un faible pour Roger Moore, qui a su injecter humour et légèreté à un personnage qui se prenait jusque-là beaucoup trop au sérieux. Ses clins d’œil à la caméra et ses commentaires sarcastiques permettaient à l’occasion de dégonfler le mythe, sans pour autant ternir son image ou miner sa crédibilité.
Pierce Brosnan a su lui aussi se tirer fort bien d’affaire, même s’il a malheureusement eu à subir des scénarios qui devenaient de plus en plus ridicules (une BMW invisible?). Quant à George Lazenby, son unique apparition dans On Her Majesty’s Secret Service n’est pas digne de mention.
Et, s’il vous plaît, épargnez-moi la terrible erreur de jugement que fut Timothy Dalton. Un James Bond vengeur et agressif? Non, merci.
Et vous? À qui décernez-vous le titre de meilleur 007 en 50 ans?
