Qu’est-ce qui peut bien pousser de jeunes étudiants et étudiantes à se lancer dans un métier où ils vont côtoyer des morts à tous les jours? Comment fait-on pour affronter la douleur des familles éplorées à longueur de journée?
Pourtant, sans thanatologues, sans embaumeurs, sans les maisons funéraires, l’un des rites les plus importants de notre société ne pourrait être réalisé.
Voilà quelques-une des questions auxquelles s’attarde le documentaire Les Vivants d’Eduardo Lucatero, réalisateur canadien d’origine mexicaine.
Le film suit le parcours de quatre jeunes thanatologues, filmés sur une période de trois ans, qui nous offrent «une perspective à la fois plus tangible et plus profonde de ce que signifient aujourd’hui les rituels de la mort pour nous, les vivants.»
Quelques exemples de ce qu’on peut y entendre:
«C’est loin d’être l’idée que les gens en ont, de quelque chose qui est malsain, qui est lugubre, qui est laid. C’est beau ce qu’on fait. Et c’est propre.»
«À Montréal, tu sais pas vraiment c’est qui. Tu le sais quand tu le sors du frigidaire.»
«Ça m’arrive, quand je rencontre des personnes, que je ne veux même pas leur dire en quoi j’étudie. Ils pensent qu’on est morbides, qu’on s’habille tout en noir, qu’on sort pas.»

