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    Quand le «4» porte malheur

    «Mission: Impossible 4»: une exception à la règle

    Il n’y a pas que la suite quasi ininterrompue de scènes d’action effrénées et palpitantes qui démarquent Mission: Impossible – Ghost Protocol (Mission: Impossible – Protocole fantôme en français), qui débarquait hier dans les clubs vidéo. Ni l’équipe du tonnerre que forment un Tom Cruise au sommet de sa forme et ses trois partenaires improvisés (Jeremy Renner, Simon Pegg et Paula Patton).

    Il y a aussi, et ce n’est pas peu dire, le fait que cet excellent divertissement est certainement l’un des seuls quatrièmes volets d’une série qui s’avère en fait meilleur que ses prédécesseurs. Vous en doutez? Une scène en particulier vous convaincra, soit celle maintes fois utilisée dans la promotion du film où Cruise se retrouve (littéralement, sans effets numériques) suspendu dans le vide sur la façade du Burj Khalifa, la plus haute tour au monde. Au grand écran, cette étourdissante cascade donnait toutes ses lettres de noblesse à l’expression «à couper le souffle». Je ne puis qu’espérer que l’écran plat de votre salon saura lui rendre justice.

    M:I 4 est donc une rare exception, l’Histoire nous ayant démontré que, la plupart du temps, la décision de réunir pour une quatrième fois les mêmes personnages afin de les replonger sensiblement dans les mêmes situations a eu pour résultat, au mieux, de lasser public et, au pire, de signer l’arrêt de mort de franchises qui s’étaient avérées jusque-là assez lucratives.

    Des exemples? Alien, Batman, Indiana Jones, Die Hard. Vous en voulez d’autres? Scream, Pirates of the Caribbean, Rambo. Même la récente tentative de revisiter les American Pie de jadis se sera finalement avérée une «réunion» de courte durée, du moins si l’on se fie au BO tiède et aux critiques moins qu’enthousiastes.

    Bien entendu, Hollywood est très préoccupée par un tel constat et entend d’emblée mettre un terme à sa vilaine habitude de prendre le public pour un gros guichet automatique au quotient intellectuel d’un petit popcorn extra beurre. C’est pourquoi nous aurons droit cet été à un quatrième film avec Bourne dans le titre –, et ce, même si Bourne lui-même n’y figure pas (c’est Jeremy Renner qui, en remplacement de Matt Damon qui a sans doute flairé l’exploitation, incarne un autre super agent).

    Et c’est aussi pourquoi le feu vert fut donné à une autre manifestation d’activités paranormales filmées par des caméras de surveillance, et ce, avant même que Paranormal Activity 3 ne termine son bref séjour en salles. Chaque film remonte de plus en plus loin dans le passé de la principale protagoniste, qui n’était qu’une fillette lors du plus récent opus. Alors, à quoi doit-on s’attendre maintenant? Une caméra insérée dans l’utérus? Paranormal Activity 4: l’échographie hantée?

    J’ai une suggestion, moi. Vous êtes incapables de laisser tomber une franchise tant qu’elle ne mènera pas vos studios au bord de la faillite? Effacez tout et recommencez à zéro. Réinventez. Repositionnez. Redéfinissez. Ou n’importe quel autre buzzword qui vous allume ces jours-ci. Allô, Chris Nolan?

    EN VIDÉO | Le réalisateur Brad Bird parle de Mission: Impossible - Ghost Protocol

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