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    Le blogue Cinéma de Y! Québec

    On connaissait la chanson

    Vous connaissez Pitbull? Vous savez, celui dont le prénom semble être Featuring (ou Feat., pour les intimes), et qui figure dans environ huit des dix chansons au sommet des palmarès ces jours-ci? Si je le mentionne dans une chronique cinéma, c’est que le célèbre chanteur au crâne luisant est en train de réaliser un exploit de plus en plus rare par les temps qui courent: l’un de ses (nombreux) succès est tiré de la trame sonore d’un film. En effet, l’omniprésente Back in Time (Huey Lewis a dû sursauter) se fera entendre dans Men in Black III, qui envahira nos écrans au cours de l’été.

    Quand je dis rare, je ne dis pas nécessairement qu’il s’agit d’une exception. Certes, il arrive à l’occasion qu’un succès radio ait été puisé à même la bande originale d’un quelconque long métrage. Un récent exemple serait It Will Rain de Bruno Mars. Levez la main ceux parmi vous qui saviez que la chanson était tirée du plus récent volet de Twilight?

    Pourtant, il y a une décennie ou deux à peine, ce genre de phénomène relevait davantage de la norme que, justement, de l’exception. Le bal a véritablement été lancé avec Saturday Night Fever, dont l’album est totalement indissociable des Bee Gees. Puis, au début des années 80, deux producteurs visionnaires du nom de Don Simpson et Jerry Bruckheimer ont eu l’idée de développer, simultanément, un film grand public et sa trame sonore qui serait parsemée de hits accrocheurs, l’idée étant que les ventes de l’un stimuleraient celles de l’autre.

    Ainsi, Flashdance donnait officiellement le coup d’envoi à une tendance qui allait être surexploitée au cours des années suivantes, au point où, éventuellement, la panne d’inspiration n’a eu d’égal que le désenchantement du public. Va quand les chansons font partie intégrante du scénario, du thème ou de l’atmosphère du film. Mais lorsqu’on en est rendu à «vendre» une toune alors qu’elle a tout simplement été «brochée» au générique de fin (My Heart Will Go On, peut-être?)…

    Est-ce dire que je suis nostalgique de cette époque où on semblait prôner davantage la commercialisation de produits croisés (ce qu’on appelle en bon français le cross-marketing) que la promotion d’un bon film? Pas du tout. N’empêche, une bonne chanson bien intégrée à un film qui évoque, voire contribue au plaisir éprouvé, demeure toujours pour moi un petit bonus.

    Bien hâte de voir si ce sera le cas avec MIB:III

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