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    Notre critique: «Wrath of the Titans»

    Non contents d’avoir démoli au moyen d’une reprise sans âme le souvenir du film de Desmond Davis – Clash ot the Titans, 1981 – les studios Warner en remettent et ridiculisent la mythologie grecque avec Wrath of the Titans.



    Nous revoici donc en présence de Persée, fils de Zeus (Liam Neeson), incarné avec toute la palette de jeu d’un tronc d’arbre mort par Sam Worthington, qui cette fois doit sauver son père des mains du frère de ce dernier – Hadès (Ralph Fiennes), maître des Tenèbres –, de son frère Arès (Edgar Ramirez) et accessoirement sauver l’humanité toute entière des mains de son grand-père, ce sympathique Cronos.

    Tout un menu n’est-ce pas.  Et tout n’est pas dit.  Le hic, à part l’élément 3D qui n’ajoute rien de plus qu’un mal de tête et qui nous ramène aux débuts ennuyants de cette technologie, c’est qu’un telle entreprise, cette quête divine, etc., se déroule en 100 minutes bien comptées.  C'est peu, mais c'est long.

    Pas qu’on s’en plaint, au contraire on salue l’arrivée du générique final, mais l’exploit dans ce film n’est pas ce qui se passe sur l’écran, mais ce qui se passe dans la salle.  Demeurer assis sans rien dire mériterait un passage gratuit vers la vie éternelle.

    Pondu tel une commande, Wrath of the Titans se moque littéralement de la généreuse mythologie grecque dont il se rit allègrement en les touchant de très loin – le minotaure, le labyrinthe, les cyclopes, etc.  – comme si s’y attarder relèverait de l’outrage à l’intelligence du spectateur visé ici, à savoir  une plante verte.

    Assaisonnons ici et là quelques éléments grecs connus de tous pour se rappeler où l’on se trouve, parce que franchement, pour le reste, il ne suffirait que d’insérer la trame narrative du film d’action de son choix et on y est. 

    On coupe court au dialogue, au récit (il y en a un, je me l’apprends moi-même) afin de passer rapidement aux scènes enlevantes ajoutées  à pelletées d’effets spéciaux.   On aurait coupé à l’essentiel – éliminer les scénaristes par exemple – que ça aurait fait pareil.

    Geste inutile au budget digne du PIB d’un pays en voie de développement, Wrath of the Titans ne se veut qu’un ramassis des restants de pellicules du Seigneur des anneaux, sans la patience et surtout l’intérêt du réalisateur pour son sujet.

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