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    Notre critique: «Comic-Con Episode IV»

    Vous êtes du genre à payer une petite fortune pour une figurine de BD achetée sur eBay, pour ensuite ne jamais la sortir de son emballage d’origine? Vous êtes en mesure de tracer un portrait psychologique complet de Lara Croft? Vous débattez régulièrement avec vos amis des véritables intentions de Boba Fett? Comic-Con, autant l’événement que ce docu qui plonge dans son univers, est pour vous.


    Pour les non initiés, Comic-Con, c’est la Mecque du geek. Un événement annuel colossal, sorte de foire commerciale/plateforme promotionnelle qui se déroule à San Diego, et vers lequel convergent environ 125 000 amateurs de BD de superhéros, de jeux vidéo ou de films de science-fiction (à ses débuts en 1970, à peine quelques centaines de personnes s’y étaient déplacées).

    L’événement prend aussi les allures d’un immense party d’Halloween, de nombreux participants ayant pris soin de revêtir pour l’occasion le costume de leur personnage favori (on y retrouve suffisamment de Stormtroopers pour anéantir trois Alliances rebelles). Bref, de quoi mystifier le commun des mortels (dont je suis) qui n’est même pas sûr d’aller voir le prochain Spider-Man, et pour qui l’immersion dans l’univers du jeu vidéo consiste en une partie de Wii.

    Le documentaire Comic-Con Episode IV: A Fan’s Hope (points bonus à votre geekitude si vous avez saisi la référence à Star Wars), lui, ne pointe aucunement ses caméras vers son sujet avec cynisme ou dérision. Au contraire, il y a dans ce portrait d’une demi-douzaine de «personnages» triés sur le volet (chacun se rend au congrès pour des raisons bien précises, muni de ses rêves/ambitions/cartes de crédit) quelque chose d’à la fois sympathique et humain.

    En fait, les vrais geeks du film, ce sont toutes ces célébrités qui n’hésitent pas à confirmer leur statut lors d’entrevues parfois amusantes. Des gens comme Eli Roth, Guillermo Del Toro, Seth Rogen et surtout Kevin Smith, le cinéaste qui se rapproche sans doute le plus d’un humoriste.

    La réalisation est signée Morgan Spurlock, celui-là même qui s’est farci du McDo pendant un mois pour nous prouver que c’était mauvais pour la santé (duh). Sauf que cette fois, Spurlock a préféré demeurer derrière la caméra et laisser soin aux vrais fans de commenter Comic-Con. Mention spéciale à une mise en scène colorée qui récupère fort bien l’esprit propre aux bandes dessinées.

    Sans révolutionner le genre, Comic-Con Episode IV demeure un documentaire qui divertit sans donner l’impression qu’une maîtrise parfaite du langage Klingon est un prérequis à son appréciation. Le film ne joue que dans une seule salle à Montréal, et il y a fort à parier que son véritable public cible ne le découvrira vraiment qu’à la maison – entre deux parties de Mortal Kombat XXIII: Death of the Last Brain Cell


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