ACTIVITÉ DE VOS AMIS

    Le blogue Cinéma de Y! Québec

    Le palmarès des meilleurs livres sur le cinéma

    Si, comme nous, vous appréciez le cinéma au point de chercher à étoffer vos connaissances en parcourant d’excellents bouquins sur le sujet, permettez-nous d’orienter vos choix de lecture en vous proposant cette liste des quatorze meilleurs ouvrages contenus dans notre propre bibliothèque.


    The Making of Star Wars (2007)/The Complete Making of Indiana Jones (2008)/ The Making of The Empire Strikes Back (2010): Trois ouvrages-fleuves gracieuseté de J.W. Rinzler, qui redéfinissent le concept des anecdotes de tournage. Tous trois sont aussi riches en contenu qu’en photos – et une fois qu’on les a lus, on ne reverra plus jamais les films de la même façon.

    Disney War, James B. Stewart (2006): L’épique guerre d’ego que se sont livrés Jeffrey Katzenberg (le «K» dans DreamWorks SKG) et celui qui trônait à l’époque au sommet de l’empire de Mickey Mouse Michael Eisner se dévore comme un thriller. Oncle Walt devrait être étourdi à force de tourner dans sa tombe (ou sa chambre cryogénique).

    Easy Riders, Raging Bulls, Peter Biskind (1999): Une sommité en la matière, Biskind retrace, avec moult anecdotes croustillantes, la transformation sismique qui s’est produite à Hollywood à la fin des années 60 et au début des années 70, alors qu’un vieux studio system agonisant était contraint de céder sa place à une nouvelle génération de jeunes réalisateurs aussi ambitieux qu’anticonformistes. Coppola, Scorsese, De Palma, Spielberg, Lucas, Bogdanovitch et leurs acolytes sont en effet venus révolutionner le cinéma américain, certains en adhérant à un style plus sombre et réaliste, d’autres en démontrant que vision d’auteur et succès commercial n’étaient pas nécessairement mutuellement exclusifs. Un must.

    Hit and Run, Nancy Griffin et Kim Masters (1997): Au cours des années 80, Sony a commis une bévue magistrale et extrêmement coûteuse en confiant les rênes de ses studios à deux novices, Peter Guber et Jon Peters. Le géant a failli y laisser sa peau.

    The Operator, Tim King (2000) : David Geffen (le «G» dans DreamWorks SKG) était un géant de l’industrie musicale aux États-Unis qui, un jour, a décidé de vendre sa compagnie de disques pour se lancer dans le cinéma. Cette biographie trace le portrait d’un homme aussi détesté qu’admiré.

    Indecent Exposure, David McClintick (1982): Une autre captivante saga, celle-ci axée sur le scandale qui a secoué les studios Columbia durant les années 70, alors qu’il fut découvert que son président forgeait des chèques de l’entreprise pour son propre bénéfice.

    Down and Dirty Pictures, Peter Biskind (2004): Biskind récidive avec une autre capsule d’époque, celle-ci consacrée à l’émergence du cinéma indépendant durant les années 90, alimenté entre autres par les studios Miramax et le festival de films de Sundance.

    Final Cut, Steven Bach (1985): Le film Heaven’s Gate est considéré comme étant l’un des pires fiascos de l’histoire du cinéma, un désastre qui est venu sceller le destin des studios United Artists. Bach en fut un témoin privilégié, d’où ce livre très fouillé.

    Denys Arcand – L’Ange exterminateur, Réal La Rochelle (2004): Même si le cinéaste n’a pas participé en tant que tel à cet ouvrage biographique, il a tout de même donné sa bénédiction à son ami La Rochelle, ce qui permet d’en apprendre davantage sur un homme peu porté à se confier.

    The Kid Stays in the Picture, Robert Evans (1994): Le légendaire producteur signe lui-même ce généreux tell-all d’un homme flamboyant à qui l’on doit notamment des chefs d’œuvres comme The Godfather et Chinatown.

    The Men Who Would Be King, Nicole LaPorte (2010): Il fallait bien l’ajouter à la liste, puisqu’il s’agit des origines, des hauts et des bas d’un géant de l’industrie, alors que le «K» et le «G» faisaient équipe avec un certain «S» (je vous laisse deviner) pour créer DreamWorks SKG. Un peu long, mais très intéressant.