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    Le blogue Cinéma de Y! Québec

    John Cusak: erreurs de parcours

    John CusakLorsque je pense à John Cusak, mon cœur saigne. Celui qui fut durant les années 80 mon acteur fétiche et qui avait tout le potentiel de devenir un leading man à la Tom Hanks a, de toute évidence, sacrifié son talent à l’autel des mauvais choix de carrière et des rôles «juste pour le chèque de paie». En d’autres mots, John Cusak est devenu non pas Tom Hanks mais Nicolas Cage.

    Pourtant, l’avenir semblait tellement prometteur pour lui. Il suffit de se rappeler ses prestations savoureuses dans l’hilarant Better Off Dead, le sympathique The Sure Thing et surtout l’inoubliable Say Anything, pour saisir à quel point son virage vers les productions démesurées à la Con Air ou 2012, ou les comédies romantiques insipides comme Must Love Dogs et Serendipity, est navrant.

    Bien sûr, sa longue filmo comporte quelques exceptions où la qualité du produit lui a donné la chance de mettre son grand talent en valeur. Je songe entre autres à des films comme Grosse Pointe Blank, Being John Malkovitch ou High Fidelity, ce dernier étant une parfaite démonstration de ce qu’un John Cusak au sommet de sa forme (et de ses choix) aurait pu contribuer au cinéma.

    Peut-être d’ailleurs est-ce une certaine volonté nostalgique de retrouver sa touche magique d’antan qui l’a motivé, il y a deux ans, à faire un voyage dans le temps dans un film qui le ramenait… en 1986. Or, Hot Tub Time Machine s’est avéré d’une telle nullité qu’il s’est taillé une place de choix sur la liste des pires films que j’aie vus dans ma vie. C’est dire.

    Or, voilà que Cusak récidive cette semaine avec The Raven, une autre erreur de jugement qui semble destinée à pâtir au fond d’un club vidéo, entre Scream 32 et I know you know that we know what you did the summer before last summer. L’acteur y incarne le célèbre auteur Edgar Allan Poe, qui se transforme en justicier afin de capturer un fou qui s’amuse à reproduire les crimes atroces dépeints dans ses bouquins d’horreur.

    Peut-on imaginer un concept plus ridicule et invraisemblable? Les critiques semblent croire que non, puisque The Raven s’est vu attribuer la cote lamentable de 19 % par le site Rotten Tomatoes.

    Un petit conseil d’un fan déçu, mon cher John: avant que ta carrière ne soit vraiment better off dead, que dirais-tu de faire un petit effort pour dénicher une autre sure thing?