ACTIVITÉ DE VOS AMIS

    Le blogue Cinéma de Y! Québec

    Fâché, fâché, Monsieur Jackson

    Je ne peux m’empêcher de commenter cette anecdote savoureuse qui a pris naissance sur les médias sociaux pour être rapidement reprise par les publications généralistes. Semble-t-il que l’acteur Samuel Jackson, le Nick Fury des Avengers, est en… furie. Celui-ci n’a tout simplement pas digéré l’une des rares notes discordantes dans le concert d’éloges qui accompagne la sortie aujourd’hui de son gros festival de superhéros et d’effets spéciaux.

    Ainsi, le pauvre critique du New York Times AO Scott a eu droit à toute une raclée virtuelle par Jackson, qui s’est promptement emparé de sa nouvelle arme de prédilection, en l’occurrence Twitter, pour déverser son fiel et lancer sur le pourtant respecté Scott une pluie d’invectives et d’insultes. Ce grand pacifiste n’exige rien de moins que le congédiement de Scott, ce «jaundissed ass» (une insulte dont la signification m’échappe). Et son attitude de pitbull s’est aussi étendue à tout lecteur qui n’abondait pas dans le même sens que lui.

    Le crime du critique? Avoir «osé» exprimer des réserves à l’égard de Marvel’s The Avengers et critiquer le jeu de Jackson en particulier. Et pour avoir fait son travail de façon honnête sans que son point de vue ne soit biaisé par le raz-de-marée d’enthousiasme généralisé, Scott se fait flageller sur la place publique.

    J’ai des petites nouvelles pour vous, Monsieur Snakes on a Plane: comme me le rappellent gentiment certains lecteurs, les goûts sont dans la nature et chacun a droit à son opinion. Tout comme chacun a droit de réagir à l’opinion de l’autre. Mais lorsqu’on méprend la divergence d’opinions pour un appel à la confrontation, et que tout désaccord est vu comme un affront qui justifie l’insulte personnelle, on ne s’attire pas des admirateurs. Ni du respect. On est tout simplement un loser