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    • (Getty Images)
      L'évidence a donc été confirmée: dans les pages de l'histoire du cinéma américain, aux côtés de chefs-d'oeuvre immortels comme Gone With the Wind, The Godfather et Schindler's List se trouve désormais, couronné du titre de meilleur film de l'année, le film... Argo.

      En est-on surpris? Oui et non. L'annonce de ce choix n'est venue que confirmer la déferlante qui accompagne le film de Ben Affleck depuis le début de la saison des remises de prix, et peu de gens peuvent se targuer d'avoir fait preuve d'audace dans leurs prédictions.

      Tout de même, sans rien enlever à la qualité d'Argo, force est d'admettre qu'on peut difficilement lui attribuer le qualificatif de classique du cinéma propre à plusieurs de ses prédécesseurs. Argo est un excellent divertissement, truffé de solides moments de tension et d'action, et réalisé de façon compétente par un réalisateur au sommet de sa forme. On peut toutefois dire la même chose de Zero Dark Thirty. Ou de Skyfall, tiens.

      Est-ce dire que la cuvée 2012 neLire davantage »de Oscars: surprises et déceptions
    • Le réalisateur Laurent Tirard l'avait dit: en prenant les rênes de cette quatrième transposition au grand écran des aventures des plus célèbres Gaulois au monde, il tenait mordicus à s'éloigner le plus possible du ton favorisé par l'opus précédent, Astérix aux Jeux olympiques — qui s'est avéré un bide monumental.

      Le problème, c'est que Tirard a aussi tenu à s'éloigner du ton du classique des classiques de la série, Astérix et Obélix: Mission Cléopâtre, véritable prodige d'humour anachronique et irrévérencieux qui respectait malgré tout l'esprit de la BD. Cherchant sans doute à faire plaisir à tout le monde en même temps (on se rappellera qu'Uderzo avait détesté Mission Cléopâtre), le réalisateur a privilégié une approche qui évoque un mélange des trois autres films — et le résultat est d'un ennui mortel. En fait, Astérix et Obélix: Au service de Sa Majesté, c'est une potion dont il manque l'ingrédient essentiel pour la rendre magique: l'intérêt.

      On a voulu ici réunir deux livres de la Lire davantage »de Notre critique: « Astérix et Obélix: Au service de Sa Majesté »
    • Plus que trois jours avant la grande messe télévisuelle des cinéphiles, et question de vous mettre dans l'ambiance, nous avons déniché un clip vidéo nous permettant d'apprécier l'impact et la portée des fameux Oscars.

      Un certain Nelson Carvajal propose un montage, en ordre chronologique, des 84 lauréats de l'Oscar du meilleur film depuis les tout débuts de cette cérémonie annuelle. Aucun dialogue, aucun titre à l'écran — que de brefs extraits accompagnés d'une douce musique.

      L'exercice s'avère ainsi une occasion non seulement de se rappeler que les choix de l'Académie au fil des ans alternent souvent entre l'essentiel (Gone With the Wind, Casablanca, The Godfather) et le douteux (The Greatest Show on Earth, Shakespeare in Love), mais aussi de s'amuser à identifier, de mémoire, le plus grand nombre de titres.  

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    • En cette saison où les grands favoris s'amusent depuis quelques mois à jouer à la chaise musicale (on n'en avait que pour Zero Dark Thirty, puis Lincoln semblait avoir la pôle position avec ses 12 nominations, avant qu'Argo se mette à tout rafler sur son passage), la course aux Oscars 2013 promet d'être aussi imprévisible qu'excitante.

      Qui repartira avec le plus grand nombre de statuettes? Qui sera sacré meilleur film de 2012? Qui fera un fou de lui/d'elle sur le podium?

      Voici nos prédictions, établies évidemment (ahem) à partir d'une rigoureuse méthode scientifique:

      Meilleur film: les membres de l'Académie doivent encore s'autoflageller d'avoir commis la bévue embarrassante de négliger Ben Affleck dans la catégorie du meilleur réalisateur, et c'est pourquoi ils tenteront de minimiser les dégâts en remettant l'ultime trophée à son Argo. Ce qui signifie que...

      Meilleur réalisateur: ...Steven Spielberg se verra remettre un prix de consolation dans cette catégorie (son troisième Oscar en

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    • Lundi soir, le réseau Artv nous a permis de découvrir Henry, le très beau et très touchant court métrage de Yan England, et de constater que sa présence parmi les finalistes dans sa catégorie aux Oscars était tout à fait justifiée.

      Oeuvre résolument personnelle entièrement financée par England lui-même (toute l'équipe, incluant les comédiens, s'y est impliquée sans cachet), Henry nous rend témoins, en une vingtaine de minutes, de la triste réalité avec laquelle doit composer un personnage inspiré du grand-père du comédien/réalisateur.

      Ainsi, lorsqu'on fait la connaissance du fameux Henry (Gérard Poirier), celui-ci est accosté par une femme (Marie Tifo) alors qu'il sirote un café sur une terrasse. Leur conversation est plutôt cordiale et innocente — jusqu'à ce que Henry confronte un vieil homme qui ne cesse de l'observer. Ce dernier lui apprend que sa femme est en danger, et lorsque Henry accourt chez lui en panique, il est saisi par des étrangers qui lui injectent une quelconque

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    • En parcourant le Web, nous avons découvert cet article intéressant paru sur le site Slashfilm.com, qui résume en quelque sorte les réponses suggérées par les internautes sur le site Ask Reddit à une question fondamentale au coeur de l'illogisme du pourtant brillant Back to the Future: comment est-il possible que les parents de Marty McFly n'aient jamais réalisé que leur fils était en fait en tous points le même Marty qu'ils ont connu durant les années 50?

      Soyons francs ici: tout film qui s'aventure sur le terrain très glissant du voyage dans le temps risque invariablement de trébucher dans les notions qu'il avance, et Looper n'en est qu'un exemple plus récent. Dans le cas de BTTF, force est d'admettre que les évidentes embûches dans le continuum espace-temps n'affectent en rien notre appréciation générale du film, qui demeure l'un des plus extraordinaires divertissements du genre jamais produits.

      Au contraire, la remarquable inventivité des situations et le charme qui se dégage de

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    • Steven Soderbergh a juré à qui veut bien l'entendre que Side Effects serait son dernier film avant un bon bout de temps, lui qui s'accorde un temps de réflexion qui pourrait durer plusieurs années (il a même brandi le mot «retraite»). Si c'est le cas, force est d'admettre que le prolifique réalisateur nous quitte sur une note plutôt positive.

      Sans atteindre les sommets de divertissement d'un Ocean's Eleven ou l'impact coup-de-poing de son Traffic, Side Effects demeure un solide effort qui, de notre avis, atteint mieux sa cible que le très moyen Magic Mike sorti l'été dernier.

      Après une tentative de suicide ratée, Emily, une jeune femme dépressive (Rooney Mara, dont la fragilité et la vulnérabilité sont à l'opposé diamétral de sa Lisbeth Salander dans le récent The Girl with the Dragon Tatoo) est suivie par un psychiatre (Jude Law) qui lui prescrit une pilule miracle pour ensoleiller ses pensées sombres: l'Ablixa, recommandée par la spécialiste qui la suivait auparavant (Catherine

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    • Un acteur bien connu a récemment publié un article dans le quotidien britannique The Guardian, dans lequel il apporte des précisions sur un documentaire qu'il a lui-même produit l'an dernier, et qui porte sur les deux écoles de pensées qui divisent les réalisateurs en ce qui a trait à l'avènement du cinéma numérique. Son nom? Nul autre que Neo lui-même, Keanu Reeves.

      Intitulé Side by Side, le film, qui prend l'affiche cette semaine de l'autre côté de l'Atlantique, semble avoir complètement évité nos salles ici, pour se retrouver directement sur les plateformes de vidéo sur demande comme Netflix et Apple TV.

      De ce qu'on apprend de la plume de Reeves et de la bande-annonce de son documentaire (dans lequel il joue lui-même le rôle de l'interviewer), Side by Side semble consister en un assemblage d'entrevues avec une multitude de réalisateurs célèbres et moins célèbres (James Cameron, Christopher Nolan, David Fincher, Lars von Trier...), qui y vont chacun de leur opinion quant à

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    • Un jeune couple se rend en chaloupe sur ce qui semble être une île idyllique au milieu de la mer turquoise, ce genre de coin de paradis qui nous fait particulièrement rêver en ces jours d'hiver moroses. Arrivés sur place, nos amoureux constatent à leur étonnement que l'endroit semble désert — comme s'il avait été soudainement abandonné par ses habitants.

      Puis, des enfants apparaissent, semblant sortis de nulle part. Des enfants au comportement... étrange. Et bientôt, le paradis anticipé prendra les allures d'un véritable enfer.

      La bande-annonce de Come Out and Play, un thriller d'épouvante mexicain qui débarque en salles le mois prochain (après avoir été présenté dans le cadre du festival des films de Toronto l'an dernier), laisse présager une curieuse concoction, à mi-chemin entre Children of the Corn et une pub du Club Med. Le film suscitera-t-il les frissons anticipés ou des rires involontaires?

      Quoi qu'il en soit, ce petit résumé visuel nous rappelle que, parfois, les enfants au

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    • Pour certains, regarder un film romantique le soir de la Saint-Valentin est une tradition aussi importante qu'une demande en mariage sur un genou. Pour d'autres, c'est une expérience aussi agréable qu'une colonoscopie, ou encore une concession stratégique pour avoir droit à des heures d'Assassin's Creed plus tard.

      Quelle que soit votre opinion, voici cinq suggestions qui, à notre avis, se démarquent pour la façon dont ils dépeignent une romance qui semble vraie et naturelle, sans manipulation trop clichée ou mielleuse.

      Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004): Fidèle à ses habitudes, Charlie Kaufman pond un scénario complètement déjanté. Or, ne vous laissez pas rebuter par les premiers instants plutôt étranges de ce beau film, dans lequel une nouvelle technologie permet à un couple qui vient de se séparer (Jim Carrey et Kate Winslet, sublimes) d'effacer de leur mémoire toute trace de leur relation. Vous serez récompensé par un dénouement parmi les plus romantiques qu'ont ait vu au

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