Si votre visage porte toujours les traces du ravin creusé sur vos joues par les torrents de larmes issus de la dernière offrande de la trilogie Spider-Man «à la Sam Raimi» en 2007, consolez-vous!

Ceux qui appréhendent beaucoup la «prestation» d’Andrew Garfield peuvent se rassurer: il a la bouille de l’emploi. Ne soyez pas durs avec lui, rappelez-vous votre réaction lorsque Tim Burton a annoncé que l’homme chauve-souris serais interprété par – horreur! - Michael «Beetlejuice» Keaton. Ce dernier a fait taire les sceptiques. Ayez confiance.
Bon, on en parle de ce film ou quoi?
Ceux qui s’intéressent au genre connaissent déjà l’histoire: Peter Parker vit chez son oncle Ben et sa tante May, se fait piquer par une araignée lors d’une visite dans le centre de recherche le plus important de New York – bonjour Industries Osborn – rentre chez lui, développe des facultés liées aux arachnides (je vous la donne, impressionnez vos amis) et combat les vilains.
Oubliez J. Jonah Jameson, le rédac chef du Daily Bugle qui hurle sa vie et Mary Jane Watson, interprétée dans la trilogie vraiment, vraiment pas si lointaine par une Kirsten Dunst aux yeux pleins d’eau. Cette fois, on a droit à Gwen (Emma Stone), fille du chef de police (dont l’histoire remonte aux débuts de la bande dessinée) et premier véritable amour de Parker, au Lézard (quel horrible CGI, mais passons) – docteur Curt Connors – et à beaucoup d’action. Et jouissive en plus.
On ne vous embête pas plus avant avec le «scénario», évidemment tarabiscoté au centuple mais qu’est-ce qu’on s’en fout : allez-y voir. Ce qu’on retient, c’est que l’homme-araignée hérite enfin d’un film qui, pour ceux qui ont lu les BD ou vu la vieille série de dessins animés, réussit à reproduire assez fidèlement la danse du héros dans le ciel de la Grosse Pomme. En format IMAX, c’est quelque chose.
Et de toutes les apparitions «surprises» de Stan Lee, celle-là vous fera pleurer de bonheur. Inutile de le chercher dans les scènes, vous le saurez quand ça va arriver.
Fallait bien sûr que le réalisateur se nomme… Marc Webb. Ça ne s’invente pas. Ah oui en passant, l'oncle et la tante, c'est Martin Sheen et Sally Field. Juste ça, c'est la moitié du plaisir.

