Billets de blogue par Rock Pinard

  • Boston: quand spéculation devient vérité

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    Les chaînes télé de nouvelles en continu nous auront fait assister à un bien triste spectacle la semaine dernière. Et nous ne parlons pas ici que des tragiques événements survenus au marathon de Boston et de la spectaculaire chasse à l'homme qui s'en est suivie.

    Plus que jamais alimentés par les réseaux sociaux, les CNN, LCN et autres RDI de ce monde ont, dans leur course haletante pour obtenir le dernier scoop, plus que jamais fait fi des affirmations authentifiées pour plutôt nourrir ce monstre insatiable qu'est devenue l'information-spectacle.

    Ainsi, alors que la ville de Watertown était scellée et fouillée de fond en comble par les forces de l'ordre dans le but de retracer l'un des suspects dans l'explosion de deux bombes à Boston, les médias d'information tentaient désespérément de justifier leur temps d'antenne en multipliant les « révélations » exclusives — tout en s'abstenant la plupart du temps d'en dévoiler les sources.

    Résultat: la moindre rumeur disséminée sur Twitter ou Lire davantage »de Boston: quand spéculation devient vérité
  • Coffrets DVD: six suggestions en attendant l'été

    Rémi-Pierre Paquin, François Létourneau, Pierre-François Legendre et Patrice Robitaille dans Les invincibles. (Radio-Canada)

    Déprimé par un mois d'avril qui semble avoir oublié que c'était le printemps? En manque de bonne télé maintenant que vos émissions préférées ont fermé boutique pour la saison?

    Voilà une excellente occasion de profiter de l'une des plus belles inventions des dernières années: le coffret DVD. Boulimiques du petit écran, voici trois séries québécoises (et trois américaines) d'une qualité exceptionnelle, que vous voudrez (re)découvrir avant l'arrivée officielle des belles soirées de piscine, de barbecue et clarté du jour jusqu'à 22 heures:

    Les Invincibles:
    Certes, la seconde saison montrait d'évidents signes d'essoufflement. On s'est toutefois merveilleusement bien repris lors de la troisième et dernière, alors que la dynamique entre nos quatre éternels losers a atteint des sommets d'émotions et de surprises. Une série originale, drôle et, ultimement, bouleversante.

    La Vie, la vie:

    Une série exceptionnelle dans tous les sens du terme, qui nous entraîne dans les tribulations existentielles de

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  • Notre critique: « Oblivion »

    Oblivion
    Après nous avoir bombardés avec la bande-annonce tellement de fois qu'on en connaissait les répliques par coeur, voilà que la Universal se décide enfin à nous livrer cette épopée futuriste qu'est Oblivion (L'Oubli en vf). Vous savez quoi? La bande-annonce avait plus de sens...

    Voyons voir: en 2077, alors que la Terre a (encore) été anéantie, un pilote du nom - extrêmement original pour un héros américain - de Jack (Tom Cruise, qui n'ajoute aucune dimension à son registre aussi limité que familier), vivant avec son épouse dans une maison de verre au-dessus des nuages (très rétrofuturiste à la The Jetsons), est chargé de réparer des sondes électroniques, qui protègent les grosses machines qui siphonnent l'eau de mer sur Terre pour la transporter, semble-t-il, vers une lune de Saturne où les habitants de notre planète ont été déménagés.

    Protéger contre quoi? Contre les « scavs », une espèce de menace extraterrestre laissée sur notre planète. Mais est-elle vraiment extraterrestre? Et Lire davantage »de Notre critique: « Oblivion »
  • Le meilleur du siècle

    In the Mood for Love (Jet Tone Production), Les Triplettes de Belleville (Production Champion) et Zoolander (Paramount)Le 21e siècle est-il suffisamment avancé pour qu'on puisse déjà établir des palmarès de ce que le cinéma nous a offert de mieux depuis l'an 2000?

    C'est ce que semblent croire deux publications sur le Web. D'abord, le site They Shoot Pictures, Don't They? a entrepris d'établir la liste de ce qu'il considère être les 250 meilleurs films du siècle. À ce jour, bien sûr. Quelques observations:

    • Il y a à peu près autant de gens qui ont vu l'oeuvre qui occupe la première place (In the Mood For Love de Wong Kar-Wai) qu'il y a de films sur la liste;

    • La popularité ne semble cependant pas avoir été entièrement écartée des critères de sélection, puisqu'on y retrouve de grands succès publics (et, oui, critiques) comme les trois Lord of the Rings, The Dark Knight, Avatar et Shrek;

    • Évidemment, les cinéastes chouchous des critiques de la haute sont tous bien présents (Lars von Trier, Alexander Payne, Wes Anderson, les frères Coen). Toutefois, Spielberg, Tarantino et Scorsese voient eux aussi quatre

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  • On retourne à Fort Boyard!

    Guy Mongrain et le Père Fouras. (TVA/Prise2)
    Il y a vingt ans déjà, TVA diffusait pour la toute première fois Fort Boyard, un pionnier de ce qu'on allait éventuellement appeler télé-réalité, et qui allait captiver les téléspectateurs durant huit ans.

    Importé de France, le concept était à l'époque à la fois novateur et palpitant. Des célébrités québécoises étaient jumelées à d'illustres inconnus, formant ainsi des équipes qui devaient surmonter diverses épreuves, dans le but de recueillir le plus de clés possible afin de pouvoir espérer mettre la main sur un important magot.

    Le tout se déroulait sur les lieux du fameux Fort Boyard, une forteresse érigée sur une île au large de La Rochelle, en France. À l'époque animée par Guy Richer et feu Marie-Soleil Tougas (« Prend ton temps, mais fais ça vite! »), l'émission constituait une pure dose d'adrénaline, où les concurrents devaient souvent affronter leurs pires phobies (hauteurs, insectes répugnants) - ce que Fear Factor allait pousser à l'extrême quelques années plus tard.

    Bref, on Lire davantage »de On retourne à Fort Boyard!
  • Trois bandes-annonces décortiquées pour vous

    On nous parle de ces films depuis des mois, et voilà qu'enfin on a droit à des bandes-annonces en bonne et due forme. Voici un aperçu de ce qu'on nous a servi en guise d'apéritif visuel pour trois productions hautement anticipées:

    The Hunger Games:Catching Fire

    Un premier teaser a été lancé hier soir à la toute fin du gala des MTV Movie Awards aux États-Unis. Or, grâce à la magie du Web, on peut nous aussi dès ce matin avoir enfin une idée de ce à quoi on doit s'attendre lors du second chapitre des aventures de Katniss Everdeen.

    Évidemment, rien à reprocher en ce qui a trait à la facture visuelle, à la fois fidèle au premier opus et aux bouquins qui servent de matière première. Idée inspirée aussi que d'avoir confié le rôle de Plutarch au grand Philip Seymour Hoffman, cynique et glacial à souhait. Seul reproche: on aurait souhaité quelques images nous montrant l'intérieur de l'arène, où Katniss et ses comparses devront à nouveau lutter pour leur survie. Sortie: 22 novembre.

    Carrie:
    Si on a

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  • Et « La Voix » du Québec est...

    (Agence QMI)
    C'était l'évidence, en voyant les performances lors de la finale de La Voix à TVA hier, que le Québec allait jeter son dévolu soit sur Charlotte, soit sur Valérie. C'est finalement cette dernière qui est devenue la toute première « voix » du Québec, un honneur, il faut l'avouer, pleinement mérité.

    Avec son visage joufflu qui rappelle une Renée Zellweger pré-Botox et sa timidité attendrissante, la jeune femme de 19 ans avant d'ores et déjà conquis le (très) vaste public avant même d'entamer À fleur de peau, une chanson écrite spécialement pour elle par sa coach Ariane Moffatt — et qui, à travers ses cordes vocales plutôt matures, évoquait les belles heures de Patricia Kaas.

    D'ailleurs, ce fut un excellent flash d'avoir injecté une certaine créativité dans le concept en permettant aux coaches de pondre une chanson pour leur poulain. Dans tous les cas, cela a donné lieu à de jolis moments de télé, particulièrement lorsque Charlotte a entamé J'attends de Marie-Mai, à saveur très Coeur de

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  • Molly Ringwald refait surface

    Molly Ringwald dans «The Breakfast Club», en 1985. (PC/Universal Pictures/Everett Collection)
    Les amateurs de films des années 80, particulièrement ceux et celles qui s'intéressaient déjà au cinéma à l'époque, seront sans doute familiers avec le nom Molly Ringwald.

    À une certaine époque entre 1983 et 1986 environ, la (jadis) jeune actrice rouquine, muse de feu John Hugues, régnait en tant que reine des films d'ados, elle qui s'était fait remarquer dans des classiques produits et/ou réalisés par Hugues comme Sixteen Candles, The Breakfast Club et Pretty in Pink.

    Sa bouille s'était même retrouvée en une du Time, une décision du vénérable magazine qui avait généralement été tournée en dérision pour son caractère, disons, plutôt léger.

    Or, à peu près au même moment où Hugues accrochait non pas ses patins mais sa caméra, Ringwald est elle aussi rapidement disparue de nos écrans, n'apparaissant que dans un bide ici et là. Outre quelques apparitions à la télé (elle a entre autres récemment joué... la mère d'une ado. Rien pour nous rajeunir), l'actrice s'est faite plutôt discrète.

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  • «Mad Men»: Pas assez québécoise, Megan?

    (PC/Everett Collection)
    Les adeptes de la populaire série américaine Mad Men, campée dans le monde publicitaire new-yorkais des années 60, savent que le personnage principal Don Draper est marié à une Québécoise du nom de Megan Calvet, interprétée par la toute autant québécoise Jessica Paré. Cette dernière s'était d'ailleurs fait passablement remarquer pour son petit tour de chant l'an dernier, un « Zou Bisou Bisou » qu'elle interprétait devant son mari médusé.

    Or, dans son blogue sur le site Web de la revue américaine Esquire, le journaliste Stephen Marche déplore le fait que la production a mal fait ses devoirs en développant le personnage de Megan — un faux pas particulièrement surprenant de la part d'une série à ce point obsessive dans sa reproduction méticuleuse du contexte et des détails propres à l'époque dans laquelle le récit évolue.

    Ainsi, selon Marche, non seulement Megan/Paré n'a un accent québécois qu'à temps partiel (comme cette rare occasion où elle lance un « câlisse » bien senti), mais ses Lire davantage »de «Mad Men»: Pas assez québécoise, Megan?
  • «Dans l'oeil du dragon» repart en grand

    (Radio-Canada)
    Dans l'oeil du dragon, c'est tout le contraire de la montée d'adrénaline constante qu'est The Amazing Race, dont nous vous parlions hier. Voilà un concept de télé-réalité statique, entièrement axé sur des échanges verbaux en studio entre des juges assis et des entrepreneurs qui vendent leur salade devant leur produit/service — le tout axé sur la finance et les investissements en plus!

    Et pourtant, comme on a pu le constater encore hier lors de la première de la seconde saison à Radio-Canada, le concept marche, et marche très bien. Un succès que l'on attribue entre autres à des «dragons» pertinents et compétents, qui ne sont certainement pas là pour laisser leur ego prendre toute la place (contrairement à un certain Simon Cowell) ou pour humilier les participants (rebonjour, Simon).

    Aussi, il y a le choix de ces fameux participants, à la personnalité tantôt colorée, tantôt attachante, tantôt agressante, mais toujours intéressante. Des gens qui semblent de prime abord confiants envers Lire davantage »de «Dans l'oeil du dragon» repart en grand