Billets de blogue par Martin Morin

  • Notre critique: «Abraham Lincoln: Vampire Hunter»


    Abraham Lincoln, cette figure emblématique (à tort ou à raison) de l’histoire politique américaine, chasseur de vampires?  Quoi?  Hein?  Et quoi d’autre, Pride and Prejudice and ZOMBIES peut-être?

    Ah tiens oui, ça existe, incidemment les deux titres sont des romans rédigés de la plume d’un même auteur, Seth Grahame-Smith, qui signe ici le scénario.  Qu’en penser?  Eh bien, que du bien, pour la simple et bonne raison que si l’on récolte ce qu’on sème,  on ne s’attend pas à récolter des carottes si on plante des olives.

    On s’attendait à quoi ici?  Que le réalisateur russe Timur Bekmambetov nous refasse le coup de ses excellents films de vampires (nommons-les, avec plaisir) Nightwatch et Daywatch, violents, stylisés… du vampire comme on l’aime à 1000 lieues des amourettes douces-amères de Twilight?  Bien sûr que non.  L’idée de base est bien trop énorme, bien trop absurde, bien trop… plaisante.

    Plaisante?

    Bien sûr!  Abraham Lincoln.  Vampires.  Vous voulez un film de suceurs de sang?  Lire davantage »de Notre critique: «Abraham Lincoln: Vampire Hunter»
  • Blade Runner… à l’aquarelle


    Les goûts, les couleurs et les choix d’expression artistique ne se jugent pas, comme dirait l’autre.
    Toutefois, certains ont des élans créatifs pour le moins particuliers… accompagnés, avouons-le, de beaucoup, beaucoup de temps libre.

    Il faut donc saluer les (magnifiques) efforts de l’artiste Anders Ramsell qui a peint à l’aquarelle les 12 premières minutes du classique de la science-fiction Blade Runner (1982) de Ridley Scott.   Vous saurez sans doute apprécier les 3285 (comptez-les!) tableaux nécessaires pour créer l’animation.  La musique est tirée du film original.

    L’artisite planifie de recréer le film au complet. 


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  • Notre critique: «Prometheus»

    Trente ans après Blade Runner, un tiers de siècle après Alien (toujours inégalé dans la série), Ridley Scott fait un retour dans un genre qu’il a profondément marqué: la science-fiction. Si Prometheus n’est pas le grand film espéré, on peut dire qu’il était attendu.


    La puissante machine qui a alimenté les espoirs de plus d’un amateur du genre a roulé au quart de tour depuis des mois, grâce notamment à un site web pointu sur les activités de la (future) entreprise Weyland et une publicité convaincante pour leur androïde, David, 8e mouture du nom.

    Weyland? Androïde? Ce qui était annoncé au départ du projet comme un prequel officiel d’Alien a perdu un peu de ses ambitions en cours de route. Au su des attentes qu’un tel énoncé soulevait, l’équipe Scott a tenu à rapidement rectifier les faits. Prequel d’Alien, oui mais...

    Dans une planète Terre pas si lointaine, une équipe de scientifiques découvre un lien commun entre différentes civilisations ayant habité notre planète bleue dans

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  • Notre critique: «Dark Shadows»

    Disons-le d’emblée, peu de Québécois connaissent la télésérie Dark Shadows, dont les 1225 épisodes – oui, vous avez bien lu – ont été présentés entre 1966 et 1971.   Autant en si peu de temps?  C’est que Dark Shadows se voulait un soap opera quotidien , à l’instar de ceux qui existent encore de peine et de misère aujourd’hui – à la différence que les intrigues se déroulaient entre vampires, loups-garous, sorcières, fantômes, etc.



    Si vous faites un lien avec The Addams Family, série de 64 épisodes  présentée plus tôt, cessez tout de suite.  On s’amuse ferme en écoutant les épisodes ou les deux très bons films sur les Addams; on ne s’amuse pas vraiment avec le Dark Shadows de Tim Burton.   Et même, on s’ennuie.

    Capable du meilleur (Big Fish) comme du pire (Charlie and the Chocolate Factory), Burton est un de ces réalisateurs qui, je ne l’apprends à personne, possède une signature qu’on reconnaît immédiatement. Entouré de ses éternels collaborateurs – Depp en tête d’affiche et Danny

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  • Notre critique: «Nous avons un pape»

    Il faut vraiment faire un vaillant effort de mauvaise foi  - dans tous les sens du terme – pour se dire outré par le magnifique Habemus Papam (Nous avons un pape), de Nanni Moretti.


    Le réalisateur/acteur italien, récipiendaire de la palme d’or à Cannes en 2001 pour La chambre du fils dans lequel il jouait également – à l’instar de son rôle dans Habemus – un psychanalyste, s’est interrogé sur le doute, et pas n’importe lequel.  Et si le pape doutait?  S’il n’était pas l’homme de la situation?  Le guide spirituel d’un milliard d’humains peut-il faillir à la tâche ou – pire – refuser de l’exercer?

    Pas étonnant donc que, bien accueilli par plusieurs médias et organismes catholiques, Habemus Papam n’ait pas eu un écho favorable chez certains.

    Ainsi, on peut lire dans un texte de Vanja Luksic que «l’Église est partagée. Le critique de la revue des Jésuites Civiltà Cristiana est enthousiaste, comme celui de Radio Vatican, tandis que dans L'Avvenire, le quotidien de la Conférence épiscopale

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  • Notre critique: «Wrath of the Titans»

    Non contents d’avoir démoli au moyen d’une reprise sans âme le souvenir du film de Desmond Davis – Clash ot the Titans, 1981 – les studios Warner en remettent et ridiculisent la mythologie grecque avec Wrath of the Titans.



    Nous revoici donc en présence de Persée, fils de Zeus (Liam Neeson), incarné avec toute la palette de jeu d’un tronc d’arbre mort par Sam Worthington, qui cette fois doit sauver son père des mains du frère de ce dernier – Hadès (Ralph Fiennes), maître des Tenèbres –, de son frère Arès (Edgar Ramirez) et accessoirement sauver l’humanité toute entière des mains de son grand-père, ce sympathique Cronos.

    Tout un menu n’est-ce pas.  Et tout n’est pas dit.  Le hic, à part l’élément 3D qui n’ajoute rien de plus qu’un mal de tête et qui nous ramène aux débuts ennuyants de cette technologie, c’est qu’un telle entreprise, cette quête divine, etc., se déroule en 100 minutes bien comptées.  C'est peu, mais c'est long.

    Pas qu’on s’en plaint, au contraire on salue l’arrivée du

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  • Que savez-vous sur les croque-morts?

    Qu’est-ce qui peut bien pousser de jeunes étudiants et étudiantes à se lancer dans un métier où ils vont côtoyer des morts à tous les jours?  Comment fait-on pour affronter la douleur des familles éplorées à longueur de journée?

    Pourtant, sans thanatologues, sans embaumeurs, sans les maisons funéraires, l’un des rites les plus importants de notre société ne pourrait être réalisé.

    Voilà quelques-une des questions auxquelles s’attarde le documentaire Les Vivants d’Eduardo Lucatero, réalisateur canadien d’origine mexicaine. 

    Le film suit le parcours de quatre jeunes thanatologues, filmés sur une période de trois ans, qui nous offrent «une perspective à la fois plus tangible et plus profonde de ce que signifient aujourd’hui les rituels de la mort pour nous, les vivants.»

    Quelques exemples de ce qu’on peut y entendre:

    «C’est loin d’être l’idée que les gens en ont, de quelque chose qui est malsain, qui est lugubre, qui est laid.  C’est beau ce qu’on fait.  Et c’est propre.»

    «À Montréal, tu
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  • Les grands échecs du cinéma

    Tous les films québécois n’ont pas la prétention de viser le fameux billet d’or des Jutra pour le plus grand nombre de spectateurs en salles.  Si l’avant-dernière mouture du trio formé par Yves Lapierre, Luc Déry et André Ducharme – Camping Sauvage – s’est méritée celui de 2005 pour le nombre d’entrées enregistrées au Québec, parions qu’il ne réussira pas un doublé avec l’Empire Bo$$é

    En effet, le film qui met de nouveau en vedette Guy A. Lepage (accompagné d’un bataillon d’acteurs et actrices de grand talent) a fait un bide assez senti lors de son premier ouiquinde, n’amassant qu’un famélique 62 009$. En septième position, il s’est placé très loin derrière - monétairement parlant-  21 Jump Street qui a dominé avec des entrées de 388 145$.  Mauvais marketing?  Mauvais sujet?  Mauvais bouche à oreille?

    On pourrait blâmer la superbe météo, mais comment expliquer alors les entrées des six films qui le devancent dans cette course hebdomadaire aux dollars?   Pour un film qui a coûté la

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  • Armés d’un budget somme toute modeste de 5,5M$ , le réalisateur Claude Desrosiers et l’équipe de direction technique et photographique ont réussi de petits miracles visuels dans cette comédie signée par le trio qui nous a pondu Camping Sauvage en 2004.

    Derrière L’empire Bo$$é, il y a Bernard Bossé (Guy A. Lepage), un requin financier qui a eu la piqûre de l’argent dès son plus jeune âge.  À mi-chemin entre l’hagiographie et le travail visuel nous rappelant par moments  Jean-Pierre Jeunet (Amélie Poulain), Desrosiers nous sert une savoureuse mise en scène de la naissance d’un futur magnat.

    Accompagné de son ami/bras-droit/mentor Coco (Claude Legault), un simple d’esprit à qui il doit la quasi-totalité de ses idées créatives , Bossé connaîtra le succès dans sa jeunesse, avant de tout perdre lors d’une arnaque financière dont il sera victime avant de se refaire et de jouer à l’arnaqueur à son tour.

    L’empire Bo$$é n’est rien de moins – et rien de plus – qu’une satire énorme de toute la

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  • Marketing cinéma: quand le ridicule ne tue pas

    Ce qui ne tue pas rend plus fort, nous disait notre père lorsqu’on revenait à la maison hurlant de douleur après avoir été piqué par une guêpe.

    Ce n’est pas une guêpe qui semble avoir piqué l’équipe marketing derrière le prochain film du réalisateur Ridley Scott, le «vraiment très très très attendu» Prometheus, mais l’essaim au complet.



    Brad Brevet, chroniqueur chez Rope of Silicon, ne le dit pas à mots couverts: les studios Fox vont trop loin.

    Bien sûr, les fans finis de l’héritage sci-fi de Ridley Scott (Blade Runner, Alien) saluent – moi le premier – ce retour au genre qui en a fait l’un des artisans fétiches de la geekitude mondiale.  Certains ont salué sa volonté de raviver l’univers d’Alien – de près ou de loin, il faudra voir – avec Prometheus

    Mais voilà que les studios entretiennent l’attente avec… des teasers de la prochaine BANDE-ANNONCE.  Pas le film (date prévue: 7 juin), la prochaine BANDE-ANNONCE (date prévue: 19 mars).

    Attendre est la moitié du plaisir, soit.  Mais il Lire davantage »de Marketing cinéma: quand le ridicule ne tue pas

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